Comme vous l’avez déjà remarqué, nous n’organisons plus de « chasse aux bonbons » ni de défilé dans les rues de notre village depuis quelques années. Plusieurs raisons nous y poussent logiquement. Voici quelques éléments de réponse pour ceux et celles qui se posent la question.
1. Une fête peu cohérente avec nos valeurs éducatives et nos missions
Notre association place au cœur de ses actions la solidarité, la créativité, le respect de l’environnement et le bien-être des jeunes. Or, Halloween est souvent vécue comme une fête axée sur la consommation et la compétition — « qui récoltera le plus de bonbons ? » — plutôt que sur la coopération et le partage. Participer à cette dynamique risquerait de détourner les jeunes des valeurs éducatives que nous défendons.
2. Un évènement fortement commercialisé
Halloween est aujourd’hui avant tout une opération marketing mondiale : friandises industrielles, décorations jetables, déguisements achetés chaque année…
En tant qu’acteur éducatif, nous préférons former des citoyens critiques vis-à-vis de la consommation plutôt que de renforcer des comportements d’achats impulsifs et superficiels.
3. Des impacts négatifs sur la santé
La « course aux bonbons » pousse souvent à la surconsommation de produits sucrés et ultra-transformés, contraires à l’équilibre alimentaire que nous promouvons. Nous souhaitons donc préserver la santé des enfants et adolescents en évitant les activités centrées sur les friandises.
4. Un coût écologique important
Les emballages plastiques, les décorations éphémères et les costumes à usage unique ont un impact environnemental considérable. Notre association, engagée dans une démarche éco-responsable, choisit de limiter sa participation à des évènements générateurs de déchets et de privilégier des initiatives durables.
5. Une fête d’origine culturelle « non locale«
Halloween, d’origine anglo-saxonne, ne fait pas partie de notre patrimoine culturel.
Nous préférons mettre en avant des traditions locales, humanistes ou saisonnières, comme la Toussaint, la Simpélourd ou St Nicolas…
La mode est aussi un peu passée. De moins en moins de maisons nous ouvraient leur porte lors de la marche… Nous avons remarqué ce changement après la crise du COVID et les événements en Ukraine.
6. Des alternatives éducatives et festives
Refuser le cortège d’Halloween ne signifie pas refuser de faire la fête.
Nous souhaitons simplement proposer d’autres formes de célébration, plus riches en sens et en apprentissage :
- ateliers de création de lanternes ou de déguisements à partir de matériaux recyclés ;
- veillée contes et légendes pour apprivoiser les peurs ;
- atelier cosplay – D.I.Y. et recyclage pour les costumes ;
- collecte solidaire ou action citoyenne ;
- fête de la nature, de la lumière ou de la solidarité.
🎯 Conclusion
Notre choix n’est pas un rejet de la fête, mais une affirmation de notre mission éducative : offrir aux jeunes des expériences porteuses de sens, qui développent leur sens critique, leur créativité et leur engagement citoyen. C’est pourquoi nous organisons cette année une soirée avec les jeunes autour d’une MURDER PARTY.
🌱 Pourquoi c’est une bonne alternative pour Halloween
- Ambiance mystérieuse et un peu “frisson” sans tomber dans le consumérisme.
- Activité coopérative et créative plutôt que tournée vers la collecte de bonbons.
- Possibilité de thématiser autour de valeurs éducatives : justice, environnement, solidarité, critique sociale, etc.
